Commentaires pour https://naturalite2013.fr Sat, 08 Jun 2013 11:02:18 +0000 hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.4.2 Commentaires sur Evaluer, inventorier par FALBET Philippe https://naturalite2013.fr/evaluer/#comment-88 FALBET Philippe Sat, 08 Jun 2013 11:02:18 +0000 https://naturalite2013.fr/?page_id=654#comment-88 Dans le fait de cartographier l'ancienneté existe un aspect plus large que celui des hauts lieux, qu'il ne faudrait pas laisser de côté dans le contexte de déprise agricole et agroforestière actuel : la cartographie des forêts matures ou en devenir dites semi naturelles anciennes (définition IGD MAP 2000 : indigènes, non plantées ou non semées) qui représentent un vivier énorme notamment en matière de connectivité, d'accroissement de diversité et de qualité écologique de la forêt. Elles peuvent être répertoriées selon des critères assez simples, par exemple, m3 de TGB ou bois mort/ha comme fait en Lorraine actuellement dans le cadre de la politique PEFC, où la carto des forêts âgées est annexée aux docs de gestion et où les vieilles forêts sont devenues ZNIEFFables ! (source : Jean Poirot). Dans les Pyrénées, ces vieilles forêts partent sous les coupes dans l'ignorance générale et celles qui n'y partent pas encore, sont soumises au bon vouloir des acteurs et des arrangements locaux. Ni cartographie, ni protection, un manque d'information total, souvent un déni de l'ONF. Cette thématique regroupe peut être celle de la "boite à outils" mais il me semble qu'un tel colloque doit lancer un appel sur ce type de retours d'initiatives, pour qu'elles soient présentes, et puissent être des pistes d'action pour les acteurs venus de toutes régions. Dans le fait de cartographier l’ancienneté existe un aspect plus large que celui des hauts lieux, qu’il ne faudrait pas laisser de côté dans le contexte de déprise agricole et agroforestière actuel : la cartographie des forêts matures ou en devenir dites semi naturelles anciennes (définition IGD MAP 2000 : indigènes, non plantées ou non semées) qui représentent un vivier énorme notamment en matière de connectivité, d’accroissement de diversité et de qualité écologique de la forêt. Elles peuvent être répertoriées selon des critères assez simples, par exemple, m3 de TGB ou bois mort/ha comme fait en Lorraine actuellement dans le cadre de la politique PEFC, où la carto des forêts âgées est annexée aux docs de gestion et où les vieilles forêts sont devenues ZNIEFFables ! (source : Jean Poirot). Dans les Pyrénées, ces vieilles forêts partent sous les coupes dans l’ignorance générale et celles qui n’y partent pas encore, sont soumises au bon vouloir des acteurs et des arrangements locaux. Ni cartographie, ni protection, un manque d’information total, souvent un déni de l’ONF. Cette thématique regroupe peut être celle de la « boite à outils » mais il me semble qu’un tel colloque doit lancer un appel sur ce type de retours d’initiatives, pour qu’elles soient présentes, et puissent être des pistes d’action pour les acteurs venus de toutes régions.

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Commentaires sur Dynamique, perturbation et spontanéité par leuthold christophe https://naturalite2013.fr/spontaneite/#comment-75 leuthold christophe Sat, 20 Apr 2013 12:11:29 +0000 https://naturalite2013.fr/?page_id=763#comment-75 J'aimerai rebondir sur la notion d'espèces"invasives" végétales (mais il serait intéressant aussi de le relier aux insectes) - Budleia, Robinia, Reynoutria, etc- stigmatisées depuis tant d'années par certains milieux technico-scientifiques, de vulgarisation professionnelle et de médias. Ne serait-il pas opportun de se donner les moyens de faire évoluer les mentalités en replaçant ces opportunistes dans le contexte des grandes migrations et des difficultés de certains milieux anthropisés et vulnérabilisés par des pratiques sylvicoles, d'aménagement du territoire ou de compensations, à faire "le saut" de la résilience? La connaissance que nous avons de ces plantes (insectes) a certes progressé, mais demeure encore bien lacunaire, en partie peut-être causé par la fragmentation du tissu scientifique et des faibles moyens apportés pour aller au-delà du contre et d'envisager les dynamiques plurielles dont disposent ces plantes depuis le milieu naturel fondateur jusqu'à leurs capacités d'actualisations. Un changement de regard, faire le lien crucial des pratiques homonymes, vivre en naturalité n'est pas forcément confortable! J’aimerai rebondir sur la notion d’espèces »invasives » végétales (mais il serait intéressant aussi de le relier aux insectes) – Budleia, Robinia, Reynoutria, etc- stigmatisées depuis tant d’années par certains milieux technico-scientifiques, de vulgarisation professionnelle et de médias.
Ne serait-il pas opportun de se donner les moyens de faire évoluer les mentalités en replaçant ces opportunistes dans le contexte des grandes migrations et des difficultés de certains milieux anthropisés et vulnérabilisés par des pratiques sylvicoles, d’aménagement du territoire ou de compensations, à faire « le saut » de la résilience?
La connaissance que nous avons de ces plantes (insectes) a certes progressé, mais demeure encore bien lacunaire, en partie peut-être causé par la fragmentation du tissu scientifique et des faibles moyens apportés pour aller au-delà du contre et d’envisager les dynamiques plurielles dont disposent ces plantes depuis le milieu naturel fondateur jusqu’à leurs capacités d’actualisations.
Un changement de regard, faire le lien crucial des pratiques homonymes, vivre en naturalité n’est pas forcément confortable!

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Commentaires sur Evaluer, inventorier par ParmentierH. https://naturalite2013.fr/evaluer/#comment-74 ParmentierH. Wed, 17 Apr 2013 15:56:46 +0000 https://naturalite2013.fr/?page_id=654#comment-74 J'ai essayé de définir la nature des espèces les plus anciennes d'arbres sur des zones très anthropisées depuis, et cela indique des présence et des patchs de recouvrements qui sont interessant à considérer en poids d'espèces représentées entre un temps relativement ancien (+ 100 ans) et une situation actuelle. Cette approche, j'espère pouvoir en présenter les résultats prochainement. Dans le cas de la forêt des Vosges, un floutage semble approprié tous comme les espèces menacées et qui doivent figurer sur des inventaires patrimoniaux. J’ai essayé de définir la nature des espèces les plus anciennes d’arbres sur des zones très anthropisées depuis, et cela indique des présence et des patchs de recouvrements qui sont interessant à considérer en poids d’espèces représentées entre un temps relativement ancien (+ 100 ans) et une situation actuelle.
Cette approche, j’espère pouvoir en présenter les résultats prochainement. Dans le cas de la forêt des Vosges, un floutage semble approprié tous comme les espèces menacées et qui doivent figurer sur des inventaires patrimoniaux.

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Commentaires sur Gérer en imitant l’économie de la nature par daniel-wwf https://naturalite2013.fr/imiter-leconomie-de-la-nature/#comment-58 daniel-wwf Sun, 24 Feb 2013 18:36:43 +0000 https://naturalite2013.fr/?page_id=661#comment-58 De la part de Bernard Boisson Dans un sciences et vie récent j'ai vu un projet de fabriqué du pétrole à partir du carbone dans l'air en recourant à l'énergie hydrique pour le synthétiser. Je crois que dans l'avenir nous aurons en grand conflit entre une écologie marchande du développement durable et une écologie non-marchande des écosystèmes, exprimée comme suit : - Bois-énergie contre écosystème forestier - pétrole synthétique fabriqué à partir des énergies renouvellables, barrages contre écosystèmes de rivières. - éoliennes contre flux migratoires ... Bien sûr le processus est déjà entamé. Sans compter aussi les surfaces agricoles de biocarburant en concurrence avec les surfaces agroalimentaires. Il est clair que quand les pressions vont devenir extrêmement tendues entre les deux, la soupape et les convoitises vont se répercuter sur les espaces naturels restants, et les règlements de parcs et de réserves auront probablement peu de poids. En tout cas, cela risque d'exacerber la tension écologie contre société, société contre écologie. De la part de Bernard Boisson

Dans un sciences et vie récent j’ai vu un projet de fabriqué du pétrole à partir du carbone dans l’air en recourant à l’énergie hydrique pour le synthétiser.

Je crois que dans l’avenir nous aurons en grand conflit entre une écologie marchande du développement durable et une écologie non-marchande des écosystèmes, exprimée comme suit :

- Bois-énergie contre écosystème forestier
- pétrole synthétique fabriqué à partir des énergies renouvellables, barrages contre écosystèmes de rivières.
- éoliennes contre flux migratoires

Bien sûr le processus est déjà entamé.

Sans compter aussi les surfaces agricoles de biocarburant en concurrence avec les surfaces agroalimentaires. Il est clair que quand les pressions vont devenir extrêmement tendues entre les deux, la soupape et les convoitises vont se répercuter sur les espaces naturels restants, et les règlements de parcs et de réserves auront probablement peu de poids.

En tout cas, cela risque d’exacerber la tension écologie contre société, société contre écologie.

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Commentaires sur Autres thèmes par daniel-wwf https://naturalite2013.fr/autres-themes/#comment-57 daniel-wwf Sat, 09 Feb 2013 17:31:00 +0000 https://naturalite2013.fr/?page_id=670#comment-57 Posté pour Bernard Boisson 1) Une nouvelle législation forestière (en espérant voir François Ost). Voir comment changer la juridiction liée au bois mort. S'acheminer sur le long terme vers un droit d'usufruitier des forêts avec maints avantages à le faire en alternative à l'acte de propriété dans une perspective d'écologie globale. Enrichir le compte-tenu de réflexions dans cette direction entre vision éthique et faisabilité technico-juridique et l'interdisciplinarité des personnes pouvant traiter le sujet. 2) Fortement inciter à la création d'un observatoire écologique, culturel et social des forêts indépendant de l'ONF, et dans ce mouvement, libérer pour le moins la représentation institutionnelle des forêts françaises de la partialité réductrice de la filière bois (si du moins le statut d'EPIC est maintenu pour l'ONF. Sinon questions ouvertes sur un changement statutaire de l'ONF... ) Faire remarquer le caractère fort gênant du rôle éducatif de l'ONF vers les enseignants, et son influence déterminante sur les médias de sorte que la connaissance forestière scientifique et culturelle se retrouve rétrécie dans le champ fermé d'une certaine orthodoxie sylvicole exclusive au détriment des intérêts globaux de la forêt. Dit autrement : Libérer l'éducation aux forêts des conditionnements de la pensée liée à la sylviculture industrielle. La création de cet observatoire se chargerait de fédérer l'interdisciplinarité des connaissances et de valoriser la cohérence de ces connaissances auprès du public, et des élus dans des processus de décisions. On pourrait concevoir aussi dans la prolongation de cet observatoire, une sorte de « sénat de la forêt», une sorte de chambre de votants, ou un conseil des sages, ou encore un espace de brain-storming créatif, permettant de confronter la gestion forestière à une consultation démocratique instruite. 3) Dans une idée plus ludique, constituer un atelier brain-storming (exploration créative), où tous ceux qui y participeraient, essayeraient de se mettre dans la peau de leurs arrières-petits enfants regardant les paysages que nous leurs auront léguer, et qui en fonction de leur culture qui ne serait en rien la nôtre actuellement, d'imaginer ce qu'ils nous demanderaient de repenser dans notre gestion forestière actuelle. Posté pour Bernard Boisson

1) Une nouvelle législation forestière (en espérant voir François Ost). Voir comment changer la juridiction liée au bois mort. S’acheminer sur le long terme vers un droit d’usufruitier des forêts avec maints avantages à le faire en alternative à l’acte de propriété dans une perspective d’écologie globale. Enrichir le compte-tenu de réflexions dans cette direction entre vision éthique et faisabilité technico-juridique et l’interdisciplinarité des personnes pouvant traiter le sujet.

2) Fortement inciter à la création d’un observatoire écologique, culturel et social des forêts indépendant de l’ONF, et dans ce mouvement, libérer pour le moins la représentation institutionnelle des forêts françaises de la partialité réductrice de la filière bois (si du moins le statut d’EPIC est maintenu pour l’ONF. Sinon questions ouvertes sur un changement statutaire de l’ONF… )
Faire remarquer le caractère fort gênant du rôle éducatif de l’ONF vers les enseignants, et son influence déterminante sur les médias de sorte que la connaissance forestière scientifique et culturelle se retrouve rétrécie dans le champ fermé d’une certaine orthodoxie sylvicole exclusive au détriment des intérêts globaux de la forêt. Dit autrement : Libérer l’éducation aux forêts des conditionnements de la pensée liée à la sylviculture industrielle.
La création de cet observatoire se chargerait de fédérer l’interdisciplinarité des connaissances et de valoriser la cohérence de ces connaissances auprès du public, et des élus dans des processus de décisions. On pourrait concevoir aussi dans la prolongation de cet observatoire, une sorte de « sénat de la forêt», une sorte de chambre de votants, ou un conseil des sages, ou encore un espace de brain-storming créatif, permettant de confronter la gestion forestière à une consultation démocratique instruite.

3) Dans une idée plus ludique, constituer un atelier brain-storming (exploration créative), où tous ceux qui y participeraient, essayeraient de se mettre dans la peau de leurs arrières-petits enfants regardant les paysages que nous leurs auront léguer, et qui en fonction de leur culture qui ne serait en rien la nôtre actuellement, d’imaginer ce qu’ils nous demanderaient de repenser dans notre gestion forestière actuelle.

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Commentaires sur Autres thèmes par RAZAFY FARA https://naturalite2013.fr/autres-themes/#comment-44 RAZAFY FARA Tue, 05 Feb 2013 06:58:29 +0000 https://naturalite2013.fr/?page_id=670#comment-44 Je profite un peu des débats pour orienter les thèmes sur quelques choses , disons spécifiques aux pays tropicaux ? Conservation de la biodiversité/naturalité versus développement de la population humaine, quelles limites sont acceptables? Sachant que WWF FR est un des organisateurs, je pense que des expériences sur leurs partenaires dans les tropiques sont intéressantes à partager. Un autre thème intéressant sera aussi de débattre les bénéfices de la restauration en liason avec sa durabilité et comparaison des prix à payer Je profite un peu des débats pour orienter les thèmes sur quelques choses , disons spécifiques aux pays tropicaux ? Conservation de la biodiversité/naturalité versus développement de la population humaine, quelles limites sont acceptables?
Sachant que WWF FR est un des organisateurs, je pense que des expériences sur leurs partenaires dans les tropiques sont intéressantes à partager.

Un autre thème intéressant sera aussi de débattre les bénéfices de la restauration en liason avec sa durabilité et comparaison des prix à payer

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Commentaires sur Autres thèmes par daniel-wwf https://naturalite2013.fr/autres-themes/#comment-43 daniel-wwf Mon, 04 Feb 2013 19:17:26 +0000 https://naturalite2013.fr/?page_id=670#comment-43 Bonsoir, soyez rassuré, le volet Humanité ne sera pas oublié. Contrairement au colloque de 2008 (www.naturalite.fr) qui avait isolé une 1/2 journée spécifique (sur 3 jours) sur le sujet (voir les actes publiés en 2010 chez Lavoisier ou les vidéos en ligne), le parti pris cette année est : 1) de distiller les interventions de sciences humaines dans chaque session (il y aura donc normalement 25% de sciences humaines) ; 2) la soirée tous publics sera sur une thème spécifiquement "entre nature et culture", sur la dimension culturelle de la nature. Merci de votre remarque à propos. Elle nous stimule et motive à maintenir ce cap toujours difficile à tenir. Cordialement Daniel Vallauri Bonsoir,

soyez rassuré, le volet Humanité ne sera pas oublié. Contrairement au colloque de 2008 (www.naturalite.fr) qui avait isolé une 1/2 journée spécifique (sur 3 jours) sur le sujet (voir les actes publiés en 2010 chez Lavoisier ou les vidéos en ligne), le parti pris cette année est :
1) de distiller les interventions de sciences humaines dans chaque session (il y aura donc normalement 25% de sciences humaines) ;
2) la soirée tous publics sera sur une thème spécifiquement « entre nature et culture », sur la dimension culturelle de la nature.

Merci de votre remarque à propos. Elle nous stimule et motive à maintenir ce cap toujours difficile à tenir.

Cordialement
Daniel Vallauri

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Commentaires sur Autres thèmes par SCHIRMER Raymond https://naturalite2013.fr/autres-themes/#comment-42 SCHIRMER Raymond Mon, 04 Feb 2013 18:07:20 +0000 https://naturalite2013.fr/?page_id=670#comment-42 Je perçois un manque, celui de l'humanité à côté de la naturalité. Si on ne traite pas un minimum ensemble ces 2 thématiques on manque quelque chose. Ce n'est pas seulement vias la lecture de Bruno Latour mais parce que, comme ingénieur écologue, je suis confronté "tous les jours" à ce croisement. Le plus bel exemple est celui, actualisé par les 500 Noctule commune, découvertes dans un Platane creux qui vient d'être abattu dans la ville de Strasbourg (janvier 2013). L'arbre creux urbain est un très bon support de la tension entre naturalité/humanité. L'histoire (courte) de la biomécanique de l'arbre avec des auteurs remarquables comme Klauss Matheck, illustre ce théme fortement paradoxal: arbre creux sain, GB creux urbain qui manque en forêt, signe de forte naturalité dans l'urbain , sécurité et biodiversité et biomécanique, etc... Mais on pourrait aussi trouver des exemples "inverses" qui mettent en évidence une situation de forte naturalité avec un signe d'humanité (par exemple le débat qu'avait lancer François Terrasson sur la signalétique). Latour a sans doute de l'avance dans son dernier travail (Enquête sur les modes d'existence), mais celui que vous avez débuté il y a quelques années doit mieux intégrer l'humanité. Le centrage sur la naturalité peut en effet avoir des effets pervers qu'il faudrait éviter. Je sais que c'est un peu difficile mais cela doit être possible. Raymond Schirmer Je perçois un manque, celui de l’humanité à côté de la naturalité. Si on ne traite pas un minimum ensemble ces 2 thématiques on manque quelque chose. Ce n’est pas seulement vias la lecture de Bruno Latour mais parce que, comme ingénieur écologue, je suis confronté « tous les jours » à ce croisement. Le plus bel exemple est celui, actualisé par les 500 Noctule commune, découvertes dans un Platane creux qui vient d’être abattu dans la ville de Strasbourg (janvier 2013). L’arbre creux urbain est un très bon support de la tension entre naturalité/humanité. L’histoire (courte) de la biomécanique de l’arbre avec des auteurs remarquables comme Klauss Matheck, illustre ce théme fortement paradoxal: arbre creux sain, GB creux urbain qui manque en forêt, signe de forte naturalité dans l’urbain , sécurité et biodiversité et biomécanique, etc… Mais on pourrait aussi trouver des exemples « inverses » qui mettent en évidence une situation de forte naturalité avec un signe d’humanité (par exemple le débat qu’avait lancer François Terrasson sur la signalétique). Latour a sans doute de l’avance dans son dernier travail (Enquête sur les modes d’existence), mais celui que vous avez débuté il y a quelques années doit mieux intégrer l’humanité. Le centrage sur la naturalité peut en effet avoir des effets pervers qu’il faudrait éviter. Je sais que c’est un peu difficile mais cela doit être possible. Raymond Schirmer

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Commentaires sur Protéger des espaces de nature sauvage par daniel-wwf https://naturalite2013.fr/proteger-des-espaces-de-nature-sauvage/#comment-41 daniel-wwf Mon, 04 Feb 2013 09:17:20 +0000 https://naturalite2013.fr/?page_id=657#comment-41 Deux grands types de réponses, que le colloque aidera à mieux comprendre et dissocier. Tout dépend de quelle naturalité et quels éléments de l'écosystème on parle. a) Vous parlez de "libre évolution" : cela concerne bien des surfaces en Méditerranée depuis l'après-guerre. Ces surfaces continues existent toutefois sous diverses formes. Le principal en surface, ce sont des forêts jeunes, des friches, des maquis, souvent récemment installés sur des terres abandonnées par l'agriculture. Ces forêts posent des questions spécifiques de sensibilité à l'incendie pendant disons le premier centenaire de la dynamique de colonisation par la forêt. Elles n'ont pas vraiment de bois mort en grande quantité car elle sont jeunes et en croissance, ou alors de petit diamètre, ce qui avec la structure verticale continue est un facteur clé de la propagation du feu (d'où le besoin de débroussaillement proche des lieux de départ les plus sensibles). Au-delà de la "libre évolution", c'est aussi la question de la continuité du même type de peuplement qui se pose. On cherche à augmenter la connectivité, via les trames vertes, mais effectivement la société peut (doit) penser aussi des discontinuités quelques fois, pour la lutte contre l'incendie par exemple ; b) Un autre cas, plus rare, sur de plus petites surfaces, correspond à des forêts à la fois en libre évolution et mature, avec beaucoup de vieux arbres vivants et du bois mort. Ce sont des forêts à mon sens plus importantes pour la conservation en Méditerranée. Elles sont anciennes, même si elles ont été exploitées il y a longtemps, de structure haute moins sensibles à l'incendie, avec des arbres matures d'âges >150 ans, des espèces non pionnières - chêne blanc, hêtre par exemple -, du bois mort et des gros arbres importants pour la faune et fonge saproxylique et cavicoles... On est là dans les forêts "les plus naturelles" de la région méditerranéenne. Ces forêts ne me semblent pas "sales, source de propagation du feu". La preuve, si elles ont vieilli c'est souvent qu'elles y ont échappé ou relativement résisté au feu. Pour la question spécifique du bois mort et de l'incendie, je vous renvoie vers les actes du colloque organisé sur ce sujet en 2004 (actes en 2005, chez Lavoisier ; article de Eric Rigolot, spécialiste de l'incendie à l'INRA, pp. 181-191). Ce n'est pas le bois mort qui mets le feu ; le bois mort est combustible - comme tout bois - mais ce sont les petits bois - vivants ou morts - qui augmentent l'inflammabilité (y compris par exemple les rémanents d'exploitation non dégradés). Après, un incendie de gros bois vivant ou mort, le seul problème "supplémentaire" que cela amène, c'est la question de la longueur de la période de surveillance nécessaire par les pompiers (plus longue) pour éviter les reprises à partir de 'souches'. Bien sûr ces premiers éléments de réponses sont simplifiés. Il y a bien d'autres cas intermédiaires. Entre les forêts anciennes matures et les forêts récentes jeunes en déprise, il n'y a souvent que 150 ans d'écart, ce qui est long pour un élu, mais court pour un écologue forestier. En tout cas, cela montre que votre question mérite assurément d'être mise en débat et en regard des questions de "libre évolution", "ancienneté", "maturité" et "continuité/trame" qui forment la base du colloque. En ajoutant aussi sans doute une perspective "science humaine", à savoir la question des perceptions de ce qui est "sale" et "naturel", qui biaisent souvent bien des discussions et actions avec les élus et même entre techniciens. Très cordialement Daniel Vallauri Deux grands types de réponses, que le colloque aidera à mieux comprendre et dissocier. Tout dépend de quelle naturalité et quels éléments de l’écosystème on parle.

a) Vous parlez de « libre évolution » : cela concerne bien des surfaces en Méditerranée depuis l’après-guerre. Ces surfaces continues existent toutefois sous diverses formes. Le principal en surface, ce sont des forêts jeunes, des friches, des maquis, souvent récemment installés sur des terres abandonnées par l’agriculture. Ces forêts posent des questions spécifiques de sensibilité à l’incendie pendant disons le premier centenaire de la dynamique de colonisation par la forêt. Elles n’ont pas vraiment de bois mort en grande quantité car elle sont jeunes et en croissance, ou alors de petit diamètre, ce qui avec la structure verticale continue est un facteur clé de la propagation du feu (d’où le besoin de débroussaillement proche des lieux de départ les plus sensibles). Au-delà de la « libre évolution », c’est aussi la question de la continuité du même type de peuplement qui se pose. On cherche à augmenter la connectivité, via les trames vertes, mais effectivement la société peut (doit) penser aussi des discontinuités quelques fois, pour la lutte contre l’incendie par exemple ;

b) Un autre cas, plus rare, sur de plus petites surfaces, correspond à des forêts à la fois en libre évolution et mature, avec beaucoup de vieux arbres vivants et du bois mort. Ce sont des forêts à mon sens plus importantes pour la conservation en Méditerranée. Elles sont anciennes, même si elles ont été exploitées il y a longtemps, de structure haute moins sensibles à l’incendie, avec des arbres matures d’âges >150 ans, des espèces non pionnières – chêne blanc, hêtre par exemple -, du bois mort et des gros arbres importants pour la faune et fonge saproxylique et cavicoles… On est là dans les forêts « les plus naturelles » de la région méditerranéenne. Ces forêts ne me semblent pas « sales, source de propagation du feu ». La preuve, si elles ont vieilli c’est souvent qu’elles y ont échappé ou relativement résisté au feu.

Pour la question spécifique du bois mort et de l’incendie, je vous renvoie vers les actes du colloque organisé sur ce sujet en 2004 (actes en 2005, chez Lavoisier ; article de Eric Rigolot, spécialiste de l’incendie à l’INRA, pp. 181-191). Ce n’est pas le bois mort qui mets le feu ; le bois mort est combustible – comme tout bois – mais ce sont les petits bois – vivants ou morts – qui augmentent l’inflammabilité (y compris par exemple les rémanents d’exploitation non dégradés). Après, un incendie de gros bois vivant ou mort, le seul problème « supplémentaire » que cela amène, c’est la question de la longueur de la période de surveillance nécessaire par les pompiers (plus longue) pour éviter les reprises à partir de ‘souches’.

Bien sûr ces premiers éléments de réponses sont simplifiés. Il y a bien d’autres cas intermédiaires. Entre les forêts anciennes matures et les forêts récentes jeunes en déprise, il n’y a souvent que 150 ans d’écart, ce qui est long pour un élu, mais court pour un écologue forestier.

En tout cas, cela montre que votre question mérite assurément d’être mise en débat et en regard des questions de « libre évolution », « ancienneté », « maturité » et « continuité/trame » qui forment la base du colloque. En ajoutant aussi sans doute une perspective « science humaine », à savoir la question des perceptions de ce qui est « sale » et « naturel », qui biaisent souvent bien des discussions et actions avec les élus et même entre techniciens.

Très cordialement
Daniel Vallauri

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Commentaires sur Protéger des espaces de nature sauvage par daniel-wwf https://naturalite2013.fr/proteger-des-espaces-de-nature-sauvage/#comment-40 daniel-wwf Mon, 04 Feb 2013 09:12:10 +0000 https://naturalite2013.fr/?page_id=657#comment-40 Bonjour, Dans le sud il faut impérativement arriver à formaliser une réponse scientifique incontestable pour argumenter contre l'affirmation " la forêt naturelle, sale, source de propagation du feu". C'est un enjeu pour aider les animateurs de terrains et agents des collectivités à répondre aux élus et forestiers qui s'interrogent sur la libre évolution des forêts. Cordialement, Christophe SAUTIERE Chef du Service Environnement Conseil Général de l'Ardèche Bonjour,

Dans le sud il faut impérativement arriver à formaliser une réponse scientifique incontestable pour argumenter contre l’affirmation  » la forêt naturelle, sale, source de propagation du feu ». C’est un enjeu pour aider les animateurs de terrains et agents des collectivités à répondre aux élus et forestiers qui s’interrogent sur la libre évolution des forêts.
Cordialement,

Christophe SAUTIERE
Chef du Service Environnement
Conseil Général de l’Ardèche

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